" Que toute leur vie et exercices soient pour s’unir avec Dieu " dit notre directoire. C’est ainsi que nous sommes invitées à vivre le moment présent de la vie quotidienne en engageant tout l’être.

Dans la spiritualité salésienne, on va vers Dieu tel que l’on est. S’il y a des tendances à corriger, à convertir, il n’y a pourtant rien à rejeter d’emblée. Tout est question de mesure et d’équilibre.

Le don de soi doit s’accompagner de beaucoup de douceur et de patience envers soi-même et envers les autres. Cela implique une conversion continuelle et en particulier celle du regard. Il s’agit d’entrer dans le regard du Père sur soi et sur les autres, un regard de confiance, d’espérance et d’amour. La Visitandine est ainsi invitée à mener le combat spirituel d’abord à l’intérieur d’elle-même, dans une démission de sa volonté propre à la suite du Christ Jésus.

Le cœur est placé au centre de la formation car "qui gagne le cœur de l’homme a gagné tout l’homme" (François de Sales). Une formation très sérieuse à la vie intérieure est donc nécessaire, "Dieu, ayant crée l’homme à son image et semblance, veut que, comme en lui, tout y soit ordonné par l’amour et pour l’amour" (François de Sales).

Des soeurs nous parlent de l'oraison...


"L’oraison est une manne cachée qui n’est ni connue ni prisée que de celui qui la reçoit, et en la goûtant l’appétit vient de la savourer davantage. " François de Sales

"On apprend à prier en priant, comme on apprend à forger en forgeant" : il faut commencer par méditer l’évangile, en partant d’un mot, d’une phrase ... l'Esprit Saint fait le reste : on ne fait plus aucun effort, c’est Lui qui fait tout.

Quelques fois on ne peut plus prier du tout : c’est la "nuit" mais il faut continuer quand même...


" Dieu se communique spirituellement, touchant le plus profond du coeur de ses inspirations, s'unissant si doucement à l'âme que cela ne se peut exprimer..." Jeanne de Chantal

L’oraison c’est un temps de rencontre en profondeur avec Celui qui donne sens à ma vie.

Un temps de vérité avec Dieu et avec moi-même.

Ce n’est pas moi qui ai découvert la prière, c’est elle qui s’est découverte peu à peu à ma conscience, à mon désir, à ma soif d’aimer et d’être aimée.

Etant d’une famille chrétienne, pratiquante, c’est ma mère qui m’as appris à prier et qui m’a donné l’exemple de la prière : c’est par la prière du chapelet que j’ai appris à rencontrer intérieurement Jésus et sa Mère. Un petit livret écrit par un dominicain , Aujourd’hui le Rosaire, m’a donné le goût de lire l’Evangile correspondant à chaque mystère du chapelet.